
COMME UNE STERNE EN PLEIN VOL
Chapitre 7.
Il est prêt. C’est le terme qu’elle emploie pour les hommes perdus, lorsque cette barrière a cédé. Il y a de nombreux paliers, dans le contrôle que l’on peut atteindre sur un homme, avant qu’il soit absolu. C’en est un.
Lorsqu’elle a ouvert la porte et a aperçu la penderie se refermant, le mouvement furtif de l’homme pour achever de se relever, elle a immédiatement fixé ses yeux et a sondé chacun de ses mouvements pendant qu’il la débarrassait de ses paquets.
Il respirait la crainte de ce qu’elle pensait de lui, mais sans volonté de se donner une contenance, sans la résistance de celui qui veut d’autant plus réaffirmer son arrogance, que son amour propre est menacé.
Elle a senti qu’une capacité de résistance en lui était prête à céder et elle en profitera pour l’abattre, la défoncer, la raser de telle sorte qu’il ne puisse plus jamais relever cette barrière là. C’est son amour propre qu’elle peut lui enlever.
Elle s’est assise sur une chaise Louis XV et le regarde, agenouillé devant elle, attendant, l’attendant elle, attendant n’importe quoi de sa part pourvu qu’elle lui demande quelque chose, qu’elle lui fasse quelque chose. Il n’est plus que cela, attente, et uniquement attente d’elle, de son moindre geste, frémissement, mot.
- « Enlève ta chemise et met les mains derrière ton dos. »
Il ne pose pas de question, obéit. Puis s’immobilise de nouveau avec cette disponibilité totale, qu’elle peut laisser suspendue le temps qu’elle souhaite, parce que les secondes qui s’écoulent ne l’émoussent pas mais l’aiguisent, la rende plus insupportable pour lui mais plus intense à la fois.
Jusqu’à présent, elle jouait d’un registre entre caprice et humour, un humour servant de justificatif à son amour propre à lui, une forme de "tu m’humilies mais nous savons bien tous les deux que c’est pour rire", une sauvegarde lui permettant d’éluder les questions trop difficiles (...)
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Pierre Louÿs et les douze princesses
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La Vénus Littéraire est dédiée à l’érotisme dans l’art, littéraire ou graphique, et à l’exigence littéraire et artistique dans ce qui touche au domaine érotique. Inspirée par le Manifeste Erolithique, elle vit d’érotisme et d’idéal.
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Nous savons que le succès du « Mouvement Erolithique », que prône le « Manifeste », sera collectif ou ne sera pas. Pour faire une place à une vision de l’érotisme tirée par l’idéal et libérée tant des complexes que du sordide, il faut qu’un partage se fasse, qui permette de libérer les esprits et de clamer haut dans le monde des Lettres et des Arts, que l’érotisme est une joie humaine fondamentale et qu’il est artistiquement fécond. Ce Mouvement Erolithique, c’est le vôtre, c’est le nôtre, c’est celui qui inspirera la Revue de Littérotique.
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L’Érotisme est une joie humaine fondamentale.
Il est la force créatrice de la vie,
la pulsion qui tire un être vers un autre,
un vecteur de création.
Sa nature, fondamentalement, est riche.
S’il frôle parfois le gouffre, c’est parce que depuis l’abîme, la remontée lance
l’Homme dans les étoiles.
Il n’y a pas d’opposition entre érotisme,
passion et amour.
Ces trois absolus ne sont jamais aussi riches que lorsqu’ils se combinent. |
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Cette Lettre de Vénus est adressée à nos contributeurs et complices, aux abonnés inscrits, à des acteurs de la vie littéraire, artistique ou érotique ainsi parfois qu’à d’autres interlocuteurs pour leur présenter notre démarche.
La Lettre de Vénus présente les nouvelles créations littéraires du site ainsi que les articles d’actualité érolithique - littéraire, artistique ou sociales - qui préfigurent la Revue Critique de Littérature Erotique. |
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ICONES ET AUTRES RE-CREATIONS
« Icônes et autres re-créations » exprime la fascination de Michael Bastow pour le corps des femmes ; ces femmes qu’il couche au pastel doux sur des papiers à la forme, chauds et froissés. Comme des draps après l’étreinte. Galerie Alain Blondel, du 15 mars au 17 mai 2008
LUST IN THE DUST
Vidéo, photos, dessins, céramiques, installations et écritures murales traitent toutes d'un seul sujet, évidemment éternel, la femme charmeuse et diabolique. Galerie Metropolis, du 15 mars au 26 avril 2008
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