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La voie Baur

 

Dominique Baur peint, sculpte, compose des monstres amicaux avec les rebuts des hommes. Il ouvre aussi son atelier, dans l’ancienne maison de Léo Ferrée, à des artistes qui avec lui, imaginent les chaos et les beautés du monde. En 2008, ses expositions auront pour thème, le corps, puis l’érotisme, la Vénus Littéraire pourra inscrire ses pas dans les siens...

Les figurines se tordent sous ses doigts de sculpteur, tendres et calleux, amoureux. On l’imagine les pétrir, les cuire, les peindre parfois ou les couvrir d’une coulée d’émail.

Baur aime toutes les voies de l’art, où ses voix, celle de sa femme, d’une de ses femmes, une Pia qu’il aima jusqu’à la dernière heure, comme les autres peut-être, jusqu’à la limite, les leurs, les siennes, il est l’homme des femmes perdues, dans l’art, la maladie, la folie.

Baur et la mort, Baur et la vie, Baur la folie et l’amour, Baur le sexe dans la vie, toutes ces formes tournoient et se fondent dans cet homme au visage marqué de lumière et de douceur, si loin de la posture de l’artiste maudit. Le souvenir de la douleur, chez certains hommes, au lieu de creuser l’amertume, s’estompe avec tant de grâce.

Sur la Vénus Littéraire, je devrais parler de ses créations érotiques, et il est là parce que l’érotisme vit en lui, parfois il le grave sur les tampons de ses lithogravures, qui attendent la presse pour coucher sur le papier les formes brutes aux sexes noirs, dressés. Ses figurines aussi, se prennent ou se menacent, se prosternent ou se font fesser, mais l’image brute, promet le jeu plus que la fureur, la tendresse de la bête, trop de tendresse, beaucoup trop, pour laisser croire à la violence.

Dans son sourire, dans ses bras, frêles et créateurs, il doit être bon quand l’on est femme, de se blottir et de sentir ces mains qui manient le ciseau à bois, le pinceau, la pince et la scie, vous pétrir comme s’il voulait dans votre corps créer la vie.

Baur se prénomme Dominique, il a une maison ouverte aux artistes comme l’est son cœur, ce fut la maison de Léo Ferrée avant d’être la sienne, c’est La Voie Ferrée, à cent kilomètres de Paris, il y crée et il y vit, il y accueille aussi d’autres peintres, sculpteur, écrivains, chanteurs. Il n’y a pas de limites, ni entre genres, ni entre les thèmes traités, de l’innocence au cimetière, de la folie au corps, au fil des mois et des ans, son antre comme un ventre s’arrondit, la gestation se poursuit, la portée promet d’être belle et nombreuse.

Visitez La Voie Ferrée, l’atelier et le lieux d’exposition de Dominique Baur, riche de la création de tous, à Notre Dame des Puits à 100 kilomètres à l’Ouest de Paris.

 

 

 

 

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© La Vénus Littéraire (2005-2008)
ISSN 1960- 6834 - délivré par ISSN France - BNF