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Sade
Tribune Libre

 

Un homme et une légende, au titre de ses écrits mais aussi au nom d’une vie hors du commun, plus de trente ans d’emprisonnement au nom de l’écriture et du libertinage.

La Presse Littéraire vient de sortir en kiosque (le 19 octobre 2006) un numéro spécial sur ce personnage irréductible, parce qu’il traverse le mouvement des pensées et de l’histoire politique française à cette étape charnière que fut la révolution française.

Dans ce numéro exceptionnel, la Vénus Littéraire est activement représentée puisqu’aux côtés d’autres plumes critiques, ses auteurs y contribuent richement :

Katrin Alexandre y écrit une Lettre d’une lectrice ingénue au Divin Marquis, entre fascination et répulsion,
Julia & Julien y livrent une nouvelle, l’Anti-Sade, réinterprétant à la lumière du crépuscule du Marquis des épisodes ébauchés dans notre Œuvre Éditoriale,
Tang Loaëc offre un regard critique et emphatique sur la pièce écrite par l’auteur japonais Mishima, Madame de Sade, déchiffrant Sade à la lumière des femmes qui l’ont entouré,
notre Webmistress enfin, illustre le numéro et sa couverture de ses créations graphiques, déclinant les facettes de son art.

Bien sûr, d’autres auteurs également sont réunis dans ce numéro par Joseph Vebret, animateur de La Presse Littéraire (publiée par le groupe de Presse Robert Lafont) avec une liberté d’esprit et une ouverture éditoriale rare.

Au-delà de la légende noire, on découvre au fil des articles, défiants et élogieux, la richesse du legs du Marquis de Sade à notre époque. Au-delà de ses écrits même, sa vision en contre plongée d’un monde dont il fait éclater toutes les barrières, a été formidablement libératrice, parfois à deux siècles de distance seulement, à partir de notre fin du XXème siècle, comme s’il avait fallu au moins cela pour digérer l’énormité et l’incongruité de son message.

Pour citer les mots que Mishima prête dans sa pièce à Madame de Sade, son épouse bien réelle :

« Donatien, l’homme le plus mystérieux que j’ai jamais connu, a su tirer du mal un jeu de lumière et il a transmuté en sainte essence la substance de l’ordure qu’il avait recueillie ».

Il y a dans cette alchimie des contraires des pépites dont les profondeurs restent à explorer.

 

 

 

 

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© La Vénus Littéraire (2005-2008)
ISSN 1960- 6834 - délivré par ISSN France - BNF