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Les épis de blés (le dépôt, version champêtre)
de Louise Gabriel

Pour un souffle qui devient tempête,
Le corps comme un champs labouré
La peau attendant la semence des caresses
Une étendue douce et dorée
Ils balancent leur tête colorée de lumière solaire
Ils ondulent doucement, les épis de blé
Se plient avec grâce sous la tendresse du vent
Ils se frôlent, se cajolent, se pressent, se compressent
S’appréhendent, se prennent, se possèdent
Ils se font l’amour sous la brûlante morsure
Du soleil de l’été

Animal, végétal, viscéral, profondeurs abyssales,
De brise estivale le vent se fait ouragan hivernal
De la clarté naît l’ombre épaisse
Propice a vos courbures multiples
Lueurs inutiles, seul le geste porté prête forme
A vos saveurs,
Vous jaillissez de l’effleurement
Vous vous soumettez a l’impérieuse envie
Champs désordonné, jamais déshonoré
Répondre à la supplique de ses désirs
Au besoin obligatoire de prendre et d’appartenir

Animal, végétal qu’importe la nature a si bien fait les choses
Qu’il n’est rien de plus beau qu’une forêt de corps
Se faisant l’amour avec frénésie
Dans la lumière vespérale.

 

 

 

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© La Vénus Littéraire (2005-2008)
ISSN 1960- 6834 - délivré par ISSN France - BNF