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Histoire des prix Sade :
L'effroyable liberté du désir

 

2001 – 2011, né au premier an du nouveau siècle, le Prix Sade éclaire son action du plus furieux visionnaire que la littérature ait livré. Alphonse Donatien, marquis de Sade, légende obscure parmi les hommes, se détache par ses ténèbres tant des auteurs érotiques que des tribuns politiques de son siècle comme de ceux qui l’ont suivi.

Les Cent vingt journées de Sodome sont un monument au crime, sexuel jusqu’au tarissement de tout désir, effaçant de très loin par leur férocité intarissable les appels au meurtre les plus féroces des tribuns de la révolution.

Pourtant, le furieux qui l’a écrit est un agneau sans dieu, il n’a sur ses mains aucun des crimes qu’il a inventé. Son appel à la liberté absolue du crime, dans les Cent vingt journées, crimes dont il dira parfois que les commettre est obéir à la nature, est dans un paradoxe immédiat contredit par une vie qui se confronte à tous les interdits sexuels sauf au meurtre, ses violences sexuelles rapportées ne sont que des violences d’abord consenties, et il n’est pas dit qu’il ait jamais fouetté quiconque sans avoir demandé en même temps à en recevoir autant.

Au contraire, Président de la Section des Piques pendant les troubles révolutionnaires, il appelle à l’abolition de la peine de mort, il sacralise la vie individuelle quand la terreur va pousser à l’échafaud des tombereaux sans nombre d’hommes et de femmes au nom de la Révolution, la Justice, la Raison d’Etat, la soif de pouvoir.

Lorsque le monstre mis en prison la presque totalité de sa vie, condamné à la guillotine et n’en réchappant que par un caprice de l’histoire, mort enfermé à Charenton pour protéger la société de sa contamination, invente des crimes mais défend la liberté de l’homme, et que les figures majeures de son 18ème siècle, au nom de la liberté mettent à mort tous leurs opposants, alors…

moi aussi je revendique ce monstre !

Georges Bataille, Annie Le Brun superbement et plus loin que tous, chacun des membres du Jury du Prix Sade et les auteurs des livres qu’ils ont primé, l’ont revendiqué à leur tour, bien avant moi. D’autres encore, qu’ils me pardonnent ici de ne pas tous les citer.

C’est donc, que quiconque n’est pas familier de Sade l’entende, la liberté sauvage du désir, que le Prix Sade défend, mais pas comme la voix vers le crime, mais comme celle qui atteint la lucidité.

En regardant au fond de ses orbites la brutalité de l’homme, en admettant la possibilité du pire tapie dans le désir de chaque être, Sade a vécu dans une lucidité terrible, payée au prix de sa liberté, mais souillée d’aucune vie humaine. Ceux qui l’on mis en prison n’ont jamais fait que le contraire, s’abriter derrière des conventions pour justifier le meurtre.

Il faut connaître la vie de Sade, il faut savoir le plus possible d’une œuvre qu’il est difficile d’embrasser entière parce qu’elle est exigeante, insoutenable parfois, indifférente à d’autres moment, pour avoir le recul qui lui rend sa véritable perspective.

C’est ainsi que le Prix Sade ne se revendique pas du ‘sadisme’, mot convenu inventé et popularisé par des psychiatres, dont la vision n’a jamais embrassé dans sa totalité l’œuvre et la vie de l’embastillé, mais bien du monstre exemplaire, qui invente des personnages à l’image de sa Juliette, femme atteignant à une liberté sans frein, conquise tant dans le domaine des idées, politiques et philosophiques, que de ses pratiques sexuelles.

Aussi bien l’objet du Prix Sade, dans la définition de ses fondateurs eux-mêmes, est d’avoir « valeur de reconnaissance et d'hommage pour un singulier et honnête homme, selon la définition de son siècle. Un authentique libéral qui sera parvenu, par delà les vicissitudes de la Révolution et l'emprise de l'ordre moral, à défaire les carcans de la littérature comme ceux de la politique. »

De Catherine Millet racontant sa vie sexuelle en 2001 à Thomas Hairmont écrivant une liturgie fécale en 2011, aucun auteur et aucun des livres primés ne résume à lui seul la démarche du Prix Sade. C’est en embrassant toutes ces œuvres ensemble, dans leur diversité, que commence à apparaître l’unité de cette tentative.

A côté de la production littéraire, les Prix Sade de l’Essai aident à éclairer la démarche, avec en 2004 et en 2011, deux prix consacrés à des réflexions sur la place de la sexualité et de la pornographie dans la société.

L’un est le livre d’un philosophe, Ruwen Ogien, Penser la Pornographie, Prix Sade de l’Essai 2004, dont l’éthique minimaliste distingue et circonscrit le domaine du jugement moral légitime, pouvant gouverner une règle sociale.

Appliquant le principe libéral d’une intervention minimale de la société dans la liberté de chacun, il montre comment dans un monde fragmenté, les visions subjectives du bien ne peuvent convenir à tous sans s’opposer, ou restreindre au nom d’une subjectivité la liberté de l’autre. Son essai de philosophie appliquée, prend dans cet ouvrage l’exemple de la pornographie, étendu aussi à la prostitution et au sado-masochisme, pour conduire une réflexion philosophique et pratique, pour parvenir à la conclusion que une pensée basée sur le libéralisme (la liberté des individus), ne peux permettre en cohérence de les interdire.

Cet essai ne vise pas à promouvoir la pornographie mais il construit une critique systématique des arguments utilisés dans le débat public, pour l’interdire ou la limiter. Il montre l’inadéquation du moralisme dès lors que nous prétendons défendre des sociétés libérales, au nom d’un devoir de non-ingérence dans les choix moraux d’autrui, dès lors qu’ils ne portent pas directement une atteinte objective et sérieuse à des tiers.

L’autre Essai récompensé, en 2011 est une tentative de relecture de la société contemporaine et de la redéfinition de nos personnalités sexuelles par Playboy et Hughes Hefner. Preciado, dans l’imagerie des lapines à seins géométriques et aux fesses brûlant le papier glacé, voit l’émergence d’une nouvelle société de l’image et du sexe, partant du fantasme pour définir l’architecture, les rapports humains, la société. Le design des piscines et des penthouse, la merchandisation de la représentation du sexe, l’artifice des désirs est plus vrai et plus proche des hommes au bout du compte que les morales fondatrices.

Quoi de commun entre l’intellectualisme de la démarche de Ruwen Ogier, dont la réflexion est d’un sérieux à glacer la pornographie, et la phosphorescence Queer de Beatriz Preciado, dont la méthode est au contraire du scientifique, revendiquant le fait d’injecter de la fiction jusqu’en dans les faits et les personnages réels qu’elle peut évoquer ? Tout.

Dans les deux cas, il s’agit par l’essai ici, comme ailleurs par la littérature, de faire sauter les carcans du regard que la société porte sur la représentation des activités sexuelles humaines. Dans les deux cas, il s’agit sans doute aussi de montrer le dérisoire du censeur, religieux ou politique, face à la liberté humaine.

Et sans doute, les livres couronnés par le jury du Prix Sade, volontairement et involontairement à la fois, s’attaquent les uns après les autres a toutes les résistance, comme si un but de ce Prix était de se cogner l’un après l’autre contre tous les murs, jusqu’à ce que toutes les parois cèdent et que nous accédions à une liberté sans borne.

(Pour en faire quoi ? C’est une autre question. Ce n’est pas celle à laquelle le Prix Sade à pour objet de répondre. Pour en faire ce que chacun voudra, avec bonheur ou malheur, mais sans prison.)

Une des démarches qui mérite qu’on s’y attache, est le caractère extrêmement peu commercial et publicitaire du Prix.

Si on excepte le premier livre couronné au premier an du XXIème siècle La Vie sexuelle de Catherine M., dont le succès médiatique a été fort, le florilège des livres couronné, ne va pas à la rencontre des livres à succès.

Il mérite d’être souligné, à l’encontre du faux procès souvent intenté à la littérature érotique, que le sexe ne fait pas vendre ! Pas lorsqu’il s’agit de livre érotique en tous cas. Toute l’histoire de la littérature érotique, mal soutenue par les libraires, faisant l’objet de commentaires sarcastiques des cœurs pas assez bien accrochés pour la lire et jugeant les titres sur la base de leur préjugés, montre la difficulté à faire vivre une littérature qui ose se frotter au sexe en s’affranchissant du sentimentalisme (Arlequin).

Pensez à un livre, dont beaucoup de gens encore se sentiront gênez de le demander à leur libraire, dont ils préféreraient s’il était livré que le colis soit neutre, qu’ils cacheront dans un rayon arrière de leur bibliothèque, dont ils n’oseront pas parler à quelqu’un d’autre sans se sentir obliger de se justifier de l’avoir lu.

Où a-t-on jamais vu que toutes ces gènes, dues au manque d’audace des uns et à l’obscurantisme des autres, aient jamais fait vendre. C’est bien au contraire, un combat à contre-courant, souvent, de devoir parler de littérature érotique. Même la Vie sexuelle de Catherine M., malgré son exceptionnel succès et soutenue par la réputation de son auteur (directrice de magazine artistique, aurait-elle pu se faire publier sans cela ?), fut en partie interdite d’exposition, non pas par une censure politique, mais par un des plus grands groupes de distribution français.

Tentez de trouver exposé en librairie le dernier Prix Sade, le Coprophile. En dépit du prix, inconnu au bataillon, il faudra insister pour le faire commander avant qu’un libraire consente à en demander à l’éditeur un exemplaire, au compte goutte.

Aucun des sujets traités n’a été facile.

L’échangisme de Catherine Millet en 2001, ne se couvrait d’aucune commodité morale, d’aucun soucis de couple, elle accumule les expériences sexuelles sans sentiment et presque sans que l’on sache pourquoi. Le succès inattendu de ce livre, en France et en traduction, en fait un phénomène de librairie et de société, qu’il soit décrié ou admiré. C’est un fait rare. Le sexe ne fait pas très souvent vendre, contrairement aux idées reçues, pas en tout cas lorsqu’il s’agit de sexualité hors norme. Les livres couronnés par la suite, peut-être plus sadiens de beaucoup de façons, ne connaîtrons pas en général le même succès de société.

A suivre, vient le fétichisme SM de Robbe-Grillet, dans C’est Gradiva qui vous appelle. Robbe-Grillet met en jeux sans fard une exaltation des plaisirs et du vice, dans une ambiance fantasmatique et orientaliste, où l’irréel couvre d’un flou aimable le sujet. Encore cette fantaisie Marocaine est-elle rendue plus aisée par la reconnaissance de l’auteur comme figure de proue du Nouveau-Roman. Aussi bien, le travail d’écriture obsessionnel de Alain Robbe-Grillet inscrit ce roman dans une aventure littéraire que sa référence inscription dans le registre des sexualités obsessionnelles – qui ont accompagnées en filigrane une part majeure de l’œuvre de RG – n’est qu’une circonstance.

Les choses deviennent beaucoup plus difficiles en 2003, avec Il entrerait dans la légende, de Louis Skorecki. Le florilège livré par Skorecki et publié par Léo Scheer, se lit comme un recueil de confessions criminelles et obscènes, malgré une certaine poétique. Le meurtrier, pédéraste, livre un atroce bouquet d’odes à la beauté des femmes et des petites filles, beauté qui viendront se déchiqueter sur une lame, se brûler à une flamme.

La fulgurance occasionnelle chute parfois dans le simplement insoutenable. Il devient difficile de défendre le livre, et certainement presque impossible de le vendre, sauf au nom de cette croisade qui veut que rien ne dusse être impubliable.

Par comparaison, le Traité du fétichisme (à l’usage des jeunes générations) de Jean Streff, remarquable d’érudition littéraire, cinématographique et historique, offre un visage de Sade très aimable. Fétichiste, il l’est de tout, déclare-t-il en introduction. Nous le sommes tous, des seins ou des jambes, des yeux ou des pieds, des mains, des cheveux, des bas ou des talons, chacun courant après ses rêves à sa façon, si le fétiche fonctionne comme renforcement du désir pour une femme ou un homme, et pas comme substitut absolu, comment n’être pas comme lui. Sa perversité a un visage si humain qu’on a envie de le prendre en frère dans ses bras.

En 2006 et 2007 coup sur coup, le Prix Sade quitte le territoire français pour explorer le reste du monde. Le Japon, avec Shozo Numa, et l’Amérique avec Dennis Cooper.

Yapou, bétail humain, est un livre monstre du japonais Shozo Numa (son pseudonyme), dans lequel il écrit un univers entre science-fiction et fantastique, où la race japonaise, male en particulier, est asservie et déshumanisée, au service des femmes occidentales. Dans ce monde gouverné par les femmes blanches, les hommes blancs sont féminisés, les noirs travaillent pour les ‘déesses’, et où sur les troupeaux de yaponais sauvages, des spécimens sont prélevés pour des usages précis, tandis que les yaponais de culture sont produits dans des versions customisées, pour tel ou tel usage précis. L’imagination de Shozo Numa est sans limite, ont fait tout du yaponais. Il est mobilier viandeux, bidet mobile, repose-jambes dont les côtes ont été brisées pour former dans la poitrine une excavation pour accueillir les talons de sa maîtresse, instrument spécialisé, nain gladiateur. Et ils aiment ça ! Ils sont conditionnés pour cela. Leur régime est fait d’un aliment spécial confectionné à partir des excréments de leur maîtresse. Leur castration produit après traitement de très bons fouets fait à partir de leur sexe coupé et retraité, avec un impact psychologique incomparable.

L’éditrice de Yapou en France, Laurence Viallet (Editions Désordres), a ensuite intégré le jury du Prix Sade, comme plusieurs autres auteurs primés, Catherine Millet, Ruwen Ogien, Jean Streff par exemple.

Salopes, publié en France par P.O.L, est d’un degré de terreur supérieur. Si Yapou s’inscrivait dans le registre de l’imaginaire, le roman de Denis Cooper, quoiqu’une fiction, est très fortement ancré dans le réel. Ceci, bien qu’il s’inscrive presque entièrement dans le virtuel. La frontière a disparue entre la vérité et le mensonge, dans une enquête collective en ligne, par tous ceux qui ont peut-être connu l’absent, le disparu, la victime d’on ne sait quoi. Le lecteur reste suspendu à l’impossibilité de déterminer le degré de crédibilité des témoignages, authentiques ou fanstasmés. Denis Cooper utilise tous les outils des sites de rencontres gay et des forums en lignes, pour inscrire l’histoire graduellement de plus en plus terrifiante, d’un jeune homme ou adolescent qui se prostitue dans l’univers gay, parfois sado-masochiste. Plongée talentueuse dans le sordide. On en sort difficilement indemne du Prix Sade 2007.

Charles Robinson, couronné en 2008 pour Génie du proxénétisme, ramène le jeu sur le terrain de l’ironie en même temps que celui de la critique sociale. Dans une France assoupie dans l’immobilisme économique, une entreprise reprend l’aventure en développant la prostitution au rang des beaux-arts capitalistes. La beauté de la religion péripatéticienne, est le sous-titre du livre.

C’est à une véritable illustration de la ‘Vision d’entreprise’ de cette entreprise modèle que le lecteur est convié, les valeurs et la culture de cette entreprise novatrice, qui replace le client au centre de son organisation, est présentée sous forme de témoignages successifs des employés de cette société, directeurs ou prostitués, commerciaux, tous garants de la qualité et de la satisfaction du consommateur.

Pamphlet en forme de discours managérial, Génie du proxénétisme raille notre quotidien politique et professionnel, les contradictions de notre société, en adoptant un discours qui plie de rire le lecteur pourvu d’une réserve de sarcasme, tant il sonne juste.

En 2009, c’est l’univers de la montée du Nazisme à Munich qui est exploré, par Stéphane Velut, qui met en scène une forme de résistance passive qui n’a rien d’héroïque. Un peintre, que le régime charge de réaliser une oeuvre de propagande, et qui se voit livrer une jeune fille blonde à l’aryanisme idéal pour modèle, se refuse à coopérer à un fascisme qu’il rejette sans idéal, parce qu’une greffe idéologique n’est pas compatible avec un artiste obsessionnel. Dans le secret de son appartement atelier, il installe sa victime, la couvre de prothèses chirurgicales, peint une enfant transformée en insecte par les tiges et mécanismes d’acier auxquels elle est progressivement asservie. La relation entre le pervers et la victime, par le truchement de l’art et au sein d’une sociétés en train de se fasciser, est un étrange discours, son sens n’est sans doute pas explicable, il ne serait pas forcément souhaitable qu’il le soit.

L’ouvrage littéraire est lui d’une beauté crépusculaire qui mérite l’hommage qui lui est rendu par le Prix.

Que le Prix Sade couronne un livre qui a pour titre Le Dernier crâne de M. de Sade est presque une évidence. Qu’il récompense au moment de sa mort un écrivain, Jacques Chessex, qui toute sa vie à chercher dans ses livres à briser les carcans bien-pensants, faisant face en forcené à l’opprobre parfois de certains de ses concitoyens, c’est le sens même du Prix. Menacé de mort à la sortie de certains livre, Chessex aura finalement presque été tué par eux, d’une crise cardiaque au terme d’une conférence dans une librairie, à laquelle un auditeur l’avait violemment pris à parti, insulté au jours de sa mort comme beaucoup s’étaient senti insultés par ses romans presque toujours polémiques.

Primé en 2011, Thomas Hairmont est le dernier d’une série qui ne doit pas s’arrêter avec lui. Titré le Coprophile, son roman suit l’itinéraire d’un jeune doctorant qui de l’univers géométrique et stérile des mathématiques, bascule dans celui biologique et fécal d’une fascination sexuelle puis pratiquement religieuse pour les excréments. Au-delà d’une perversion que peu parviennent à comprendre, ce sont les entrailles du monde, celles de la cité en parallèles à celles du corps, que Hairmont met à nu, ramenant l’homme de l’abstraction à la décomposition animale et végétale. Entre l’arrogance humaine et le compost que nos corps produisent et finalement forment, il n’y a finalement très peu d’écart.

Voici à peu prés l’historique des Prix Sade au 21ème siècle, que l’on peut compléter d’un hommage à l’un des leurs, Pierre Bourgeade à sa mort en 2009, pour son Eloge des fétichistes, ainsi que de quelques coups de chapeaux ponctuels, un Prix Sade du Premier Roman en 2001 à Bénier-Bürckel pour un Prof bien sous tous rapports, et un Prix Sade du Livre d’Art en 2006 à Jacques Henric et Jorge Amat pour Obsessions nocturnes.

Récent, mais reprenant un combat qui a toujours été nécessaire, ce Prix Sade répond à une nécessité dans l’univers littéraire, que son jury défend avec consistance.

J’ai été tenté pour conclure de vouloir définir cette nécessité avec mes mots avant de revenir à ceux déjà cités de ses fondateurs : récompenser un authentique libéral qui sera parvenu, par delà (…) l'emprise de l'ordre moral, à défaire les carcans de la littérature comme ceux de la politique.

Il convient que je n’en propose aucun autre.

 

Prix Sade:

2001 : Catherine Millet pour La Vie sexuelle de Catherine M. (Editions du Seuil)
2002 : Alain Robbe-Grillet pour C'est Gradiva qui vous appelle (Editions de Minuit)
2003 : Louis Skorecki pour Il entrerait dans la légende (Léo Scheer)
2004 : Ruwen Ogien pour Penser la pornographie (PUF)
2005 : Jean Streff pour Traité du fétichisme à l'usage des jeunes générations (Denoël)
2006 : Shozo Numa pour Yapou, bétail humain (Ed. Désordres)
2007 : Dennis Cooper pour Salopes (POL)
2008 : Charles Robinson pour Génie du proxénétisme (Seuil)
2009 : Stéphane Velut pour Cadence (Christian Bourgois)
2010 : Jacques Chessex pour Le dernier crâne de M. de Sade (Grasset)
2011 : Thomas Hairmont pour Le coprophile (POL)

Ainsi que :

2011 : Beatriz Preciado ; Prix S. Essai pour Pornotopie (Climats)
2009 : Pierre Bourgeade ; Prix S. du jury pour Éloge des fétichistes (Tristram).
2006 : J. Henric et J. Amat ; Prix S. du Livre d'art pour Obsessions nocturnes (E-Dite). 
2001: E. Bénier-Bürckel ; Prix S. 1er roman pour Un prof bien sous tout rapport (Pétrelle).

 

 

 

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