Le choc, lourd, douloureux, s’abat sur mon côté droit, sous l’aisselle, et me foudroie. Ce n’est pas une morsure. La sensation est celle d’un coup qui fait plus mal que tout ce que j’ai pu connaître, en particulier parce que ce n’est pas le premier, mais le… j’ai perdu le compte.
Pas de compte. Cela veut dire pas de début. Pas de fin. Il n’y pas la promesse, qu’elle pourrait tenir ou pas, d’un chemin et d’un terme. Je suis entré en enfer. Elle frappe. Quand elle veut. Sans prévenir. Elle m’a couvert d’une cagoule, obscure, et je ne vois pas venir les coups, je ne sais pas quand ils arrivent. Je ne sais même pas avec quoi elle me bat.
Je suis nu. Les pieds à plat sur le sol. Dos au mur.
Elle m’a dit de mettre les mains derrière la nuque. Je peine à les y garder tant chaque coup fait mal, mais quand je dénoue mes doigts et que mes coudes s’abaissent, sous l’effet d’un coup trop difficilement soutenable, un nouveau coup arrive, plus rapidement, plus fort souvent, en même temps que sa voix.
- J’ai dit derrière la nuque. Plus vite !
Et je lui obéis dans la douleur qui tombe, malgré mes jambes qui fléchissent.
- Tiens toi droit.
Qu’est ce qu’elle utilise pour faire aussi mal ? Elle a un sac en cuir, noir, dont elle a tiré la cagoule et dont je ne sais pas ce qu’il contient d’autre.
La combinaison de latex est restée dans l’armoire. J’encaisse à même la peau. J’ai lu qu’on pouvait tuer un homme sous le fouet, cela m’a toujours paru un peu abstrait, un peu surprenant, une simple lanière prenant la vie d’un marin mutin ou d’un esclave rebelle, la lanière souple ne me semblait pas pouvoir venir à bout d’un corps endurci. Maintenant, je ne doute plus (...)
La Vénus Littéraire est dédiée à l’érotisme dans l’art, littéraire ou graphique, et à l’exigence littéraire et artistique dans ce qui touche au domaine érotique. Inspirée par le Manifeste Erolithique, elle vit d’érotisme et d’idéal.
Nous savons que le succès du « Mouvement Erolithique », que prône le « Manifeste », sera collectif ou ne sera pas.
Pour faire une place à une vision de l’érotisme tirée par l’idéal et libérée tant des complexes que du sordide, il faut qu’un partage se fasse, qui permette de libérer les esprits et de clamer haut dans le monde des Lettres et des Arts, que l’érotisme est une joie humaine fondamentale et qu’il est artistiquement fécond.
Ce Mouvement Erolithique, c’est le vôtre, c’est le nôtre, c’est celui qui inspirera la Revue de Littérotique.
L’Érotisme est une joie humaine fondamentale.
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Il est la force créatrice de la vie,
la pulsion qui tire un être vers un autre,
un vecteur de création.
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Sa nature, fondamentalement, est riche.
S’il frôle parfois le gouffre, c’est parce que depuis l’abîme, la remontée lance
l’Homme dans les étoiles.
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Il n’y a pas d’opposition entre érotisme,
passion et amour.
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Ces trois absolus ne sont jamais aussi riches que lorsqu’ils se combinent.
Cette Lettre de Vénus est adressée à nos contributeurs et complices, aux abonnés inscrits, à des acteurs de la vie littéraire, artistique ou érotique ainsi parfois qu’à d’autres interlocuteurs pour leur présenter notre démarche.
La Lettre de Vénus présente les nouvelles créations littéraires du site ainsi que les articles d’actualité érolithique - littéraire, artistique ou sociales - qui préfigurent la Revue Critique de Littérature Erotique.
Cette nouvelle à trois temps passe du désespoir caustique à l’érotique léger, puis à la farce funèbre, formant un tout grinçant.Ici, au drame se mélange la farce érotique et les sept putains du titre français renvoient délibérément aux sept nains de Blanche-Neige (...)
La Vénus à la fourrure commence par un rêve ; l’ami (le narrateur) se souvient, alors qu’il s’adonnait à la lecture de Hegel, avoir fait un rêve étrange. Une sublime créature, plus exactement une Vénus romaine (...)
C'est au XVIIIe siècle, et à travers le roman libertin, que l'art gastronomique fait une entrée en force dans la littérature. Considéré comme l'un des ingrédients du plaisir, il reste un précieux témoignage des moeurs galantes de l'époque. Dans cet ouvrage, l'auteur met en lumière la relation étroite et subtile qui a toujours lié érotisme et nourriture. Editions La Musardine - Avril 2009
Je peins des hommes souvent ridicules abandonnés à leurs pulsions comme s’ils en étaient des victimes inconscientes, face à des madones sublimes inaccessibles esquissant un léger sourire plein d’indulgence.
Je ne peins pas l’acte mais plutôt ce qui se passe avant dans l’escalier. Musée de l'Erotisme (Paris) Avril 2009