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Rappel méthodologique :

Cet exercice littéraire consiste à faire caresser une même idée (érotique bien sûr) à plusieurs plumes, par un trio d’auteurs se connaissant ou pas, jusqu’à ce qu’elle rende grâce et jouisse, féconde.

Les Jumelles cruelles

_ Exercice de style n°I _
Caresses à trois plumes

Deux jumelles, un homme, quelques plumes, de l’ironie et du délire, doux ou cruel…

Prenez pour point de départ l’illustration ci-dessus et débridez vos imaginations quant à la façon dont ces deux jumelles sauront tenir en haleine l’objet de leurs moqueries.


Contributions :

 

Voici une première contribution de Lucile Longre, lancée dans le vide de cette page, comme un appel à vos échos afin que s’enclenche la mécanique des résonances d’écriture. Ecrivez à sa suite : la suite de ses mots, l’instant qui précédait ou un autre chapitre, ou encore les mêmes instants vus et ressentis par un autre narrateur, un autre protagoniste. Eclairez la scène sous un jour concordant ou une toute autre lumière, si vous voulez donner un autre sens aux mêmes moments. Ecrivez et que les plumes s’enchaînent… vous enchaînent, et fusionnent en une réalité nouvelle.

Les deux jumelles ont attiré le vieillard, par de voluptueux artifices et de savants appâts. Elles ont revêtues leur armure de cuir, ont chaussé leurs bottes luisantes et ont brandi leurs fouets et affûté leurs martinets. Elles l'ont ligoté sur le lit fait de cordes, ont pris plaisir à imprimer la marque des chaînes sur ses poignets et sur ses pieds, l'ont fouetté à coup de nerfs de boeuf jusqu'à ce qu'il ne soit que sang et plaies et qu'il jouisse de plaisir.

Elles ont léché avec grand plaisir le sang qui coulait de ses blessures, et ont versé du citron et du vinaigre dessus pour qu'elles piquent, qu'il les sentent et qu'il hurle. Elles l'ont affolé par leurs poses lascives, prenant les positions les plus suggestives possibles, celle de la femme serpent et celle de la souple panthère. Elles se sont étendues sur lui, cuir contre peau, ont pris son membre viril et l'ont fait entrer en elles, toujours plus profondément, toujours plus violemment, jusqu'à ce qu'elles s'écroulent, essoufflées, pantelantes et habitées par l'orgasme, qui les possèdent comme les posséderait un ouragan violent.

Elles ont mis son dard dans leurs bouches et goulûment ont aspiré son nectar jusqu'à ce qu'il remplisse l'entièreté de leur cavité buccale, elle l'ont goûté comme on goûterait un vin fin digne des plus grands crus, lui ont trouvé des arômes de bananes et de fruits mûrs. Elles savent détecter les meilleurs terroirs, les meilleurs crus et prennent plaisir à discuter des expositions et des meilleures récoltes. Elles ont pris plaisir à frotter son sexe jusqu'à ce qu'il devienne turgescent et rougisse, jusqu' à ce qu'elles sentent ses explosions de plaisirs qui parcouraient son corps. Elles ont mêlé leurs lèvres aux siennes, elles ont fouillé avec leur langue toutes ses cavités intimes, ont promené leur langue délicieusement sur l'ensemble de son corps et ont têté ses seins comme on têterait le sein d'une mère.

Elles l'ont chevauché comme on chevaucherait un âne et enfourché pour s'échapper vers une cavalcade sauvage. Elles l'ont rendu fou de plaisir, de désir et de joie et il est mort d'extase entre leurs bras.

 


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