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La tige de la rose
un poème de Valombreuse

 

Parfois, j’aimerai qu’au sillon de ma motte boisée
Le bouton trop court, se tende, enfle et pousse
En un cep rude et torturé de veines violacées.
Oh une heure seulement avoir la plus grosse épine,
Qu’une rose eut porté, rubescente et prodigieuse tige,
A presser, poète, l’œil sombre de ton œillet.
Comme il doit être bon, de se saisir fermement
De cette belle branche, frémissante et dressée,
Et coulissant doucement, des frondaisons au gland,
Dans sa paume en fourreau, graissé pour la commodité,
Se donner soi-même le plaisir sans péché,
D’un rendez-vous clandestin, avec la veuve poignet.


Attends ! Ce n’est pas fini :
Il manque ta bouche à mon savoir complet.
Tes lèvres, Oh diantre: j’en frémis !
Ta langue câline dormant, vierge encor en son palais,
Présente la serrure, voici la grosse clé !
Qui va prendre son temps, s’enfoncer dans le pêne,
Goûter ces délices aux mâles réservés
Et je vais en jouir, les fesses bien serrées,
Jusqu’au bout du rêve, chéri, tu seras mienne.

 

 

 

 

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ISSN 1960- 6834 - délivré par ISSN France - BNF